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samedi 29 janvier 2011

Bonne et heureuse année 2011 !


Depuis que Maloya.org existe, ce blog est en sommeil ! Pour preuve, ce post ci-dessous qui souhaite une bonne et heureuse année... 2010 ! Voilà donc déjà un an qu'il n'y a pas eu de mot posté sur ce blog.

Au lecteur égaré qui est en train de lire ces lignes, je suggère donc une chose : aller se promener sur Maloya.org ! Pourquoi ? Parce qu'il y a tout ce que vous pouvez souhaiter trouver (c'est en quelque sorte une caverne d'Ali Baba de l'océan Indien, la grotte de Ti-Louis !). A savoir :

- Des expositions d'artiste travaillant dans la zone océan Indien : "Expositions / Ar'kivi"
- Des références d'ouvrages (littérature, essais, jeunesse, BD, etc.) : "Littérature / Romansaz"
- Des interviews en vidéo de gens du théâtre, des lettres, de la musique, etc. : "Vidéo / Dann télé"
- De l'actualité culturelle et artistique, des portraits, des liens, etc.

Voilà de quoi passer bien des heures, des heures et des heures à lire, s'informer, se documenter... Parce qu'il y a toujours à apprendre, et qu'on ne sait jamais trop, ni trop bien !

Bonne lecture à toutes et à tous !

lundi 9 juin 2008

Cordes vocales

Dans le cadre d'un fameux festival de Jazz ("Jazz Ô Zèbre"), à Paris ce 18 juin prochain, vous aurez l'occasion d'écouter un savoureux duo, pour un mélange subtile de sons et de mots : à la harpe, Hélène Breschand, et aux mots, le fonnkozèr réunionnais André Robèr... 

Entremêlement des cordes de l'un (voix) et de l'autre (harpe), pour une soirée Jazz aux sonorités créoles. Deux textes seront présentés : "Fonnkèr pou la po" et "Isi tout domounelé kréol".

Pour plus d'informations, cliquez sur les images ci-dessous (horaire, tarif, lieu, etc.) :





Ou rendez vous directement à cette adresse : "Le Zèbre de Belleville"

vendredi 8 février 2008

C'est la rentrée !

"Février" rime avec "rentrée" ! La fin de l'hiver est - presque - proche, et à cette occasion je tiens à vous rappeler l'existence de ce fameux site bilingue (en français et en créole réunionnais) : www.maloya.org

Cette année devrait être riche puisque, dans les jours, les semaines et les mois à venir, apparaîtront sur le site de nouvelles informations, mais également de nouvelles rubriques... Entre autres, dans les jours qui viennent figureront en page d'accueil les fonnkèr (poèmes) des gagnants du concours de poésie en créole. Puis, suivront les mises en ligne de vidéos ; par exemple : des entretiens avec les écrivains Monique Agénor et André Robèr, ou encore, d'autres, avec Gilles Gauvin (auteur d'un abécédaire sur l'esclavage), avec Jean-Claude Judith de Salins (Président de l'ARCC), etc.

Les rubriques concernant la "culture péi" seront bien évidemment augmentées : musique (musiciens, albums et programmation des concerts), littérature (portraits d'auteurs, fiches de lecture), etc.*

Enfin, il ne tient qu'à vous de faire vivre une ultime rubrique, interactive celle-là, qui propose de débattre sur les enjeux de la langue, des langues, de nos langues : "Koméraz (on en parle)".

Ne voulant pas ignorer une diversité qui existe Maloya a fait le choix de ne pas imposer à ses éditeurs une graphie précise, mais de les laisser libre dans leurs choix : étymologique, kwz, tangol... peu importe ! Ce qui nous semble important, c'est avant tout de proposer un espace de rencontre et d'échange ou chacun est libre d'écrire (ou de lire) comme bon lui semble : en français ? en créole ? en fran-créole ("franc-batard" dirait Danyèl Waro...) ou en créolo-français ?! A vous de nous dire quels sont vos choix, en nous faisant parvenir vos mots et/ou vos maux à cette adresse : kabar@maloya.org (avec votre accord, ils seront alors publiés dans la rubrique "koméraz").

En vous souhaitant une bonne visite sur le site,
L'équipe de Maloya.

* Cliquer sur les liens pour accéder aux pages correspondantes.

Peinture : "Mon petit doigt m'a dit", Stéphane Hoarau, 2007.

dimanche 4 novembre 2007

Dégustation de niawls à Paris

Lansly, c'est un duo : Daria & Daef, qui se sont rencontrés à La Réunion, lors de leurs années d'étude ; c'était il y a quelques années déjà... Depuis, ils ont voyagé, et ont beacoup appris. Daria & Daef pourraient se contenter de jouer de la guitare ou de la basse, mais non : bongos, hang, tabla, udu, derbouka, gong, pakawaj, guimbarde ou slide tampura servent à accompagner leurs chants en niawls... C'est ce qui s'appelle un maillage culturel : des instruments du monde, se mariant entre eux, se mariant à des chants en langue autre... c'est un tissage, un métissage...

A ceux qui ne connaissent pas le niawls et qui n'ont jamais entendu de sarod, de dobro, de dan tranh ou de kayamb, aux curieux qui aiment rencontrer et partager leurs diversités, rendez-vous les 6 et 7 nov. :

mercredi 24 octobre 2007

Alain et les autres...

Qui sont ces artistes ?

C'est fou ces merveilles que l'on peut trouver en fouillant un peu sur le net... Puisque quelques liens m'ont été envoyé suite à la "diffusion" de Benny-Hill à la tronçonneuse, je vous propose, à défaut de vous dégourdir encore les zygomatiques, de travailler à la fois les oreilles, les yeux et la mémoire (pour les moins jeunes la mémoire...) :



Pour Alain Peters, c'est fait : le titre vous a donné la réponse... mais qui sont les autres ?

A ceux qui auront tout bon, j'offre le droit de visionner cette seconde video où l'on voit le poète, le même, s'amuser avec ses mots :



Chapeau bas l'artiste, et merci à ceux qui nous dénichent ces archives !

vendredi 10 août 2007

Du papier et de l'encre (suite)



Le Bouboutamoka


Dans l'attente d'un vernissage qui aura lieu à la mi-septembre, à Paris, dans le 11ème, je vous propose de poursuivre la petite série initiée avec Du papier et de l'encre... (annonce du 29/06/2007). M'étant rendu à La Réunion il y a quelques semaines, je m'étais replongé dans les placards de mon enfance... J'exhume donc aujourd'hui quelques autres "productions de jeunesse".

Personnage né par hasard dans la tête d'un adolescent qui découvrait Alain Peters, "Le Bouboutamoka" est pour moi une sorte de "Caloubadia" visuel :

Caloubadia viens
Viens desserre lo frein
Néna dan' mon gorge
Néna dan' mon rein
Caloubadia viens
Viens dig dig à moin
Caloubadia viens
Caloubadia viens


En hommage, donc, à Alain Peters, à la manière toute particulière qu'il a de bercer & de secouer les corps & les esprits... Mersi pou out mangé pou le coeur !



- Pour un portrait d'Alain Peters :
http://alain_peters.mondomix.com/fr/portrait2.htm
- Pour écouter Alain Peters :
Hommage à Alain Peters : Rest'la maloya, Cobalt, 2003
cliquez ici : Listen To Hommage a Alain Peters
(source musicale : www.mondomix.com)

dimanche 29 juillet 2007

Une rose pour El Hasnaoui


Exil d'un chanteur Kabyle à La Réunion...

Alors qu'il y a un mois de cela, à l'initiative de l'Association des enfants du pays Couchant, l'Algérie était mise à l'honneur à Saint-Pierre dans le cadre d'un jumellage entre cette ville et celle de Bab-El-Oued (Le Quotidien du 26/06/07), je vous propose de redécouvrir un artiste kabyle de renom qui a vécu dans l'île, et qui donne aujourd'hui son nom à un parc saint-pierrois : Cheik El Hasnaoui, né Khelouat Mohammed, en 1910 à Tadart Tamuqrant, au sud de Tizi Ouzou.

Petit rappel : "A 14 ans, après le dur apprentissage des écoles coraniques appelées timaâmrin, il décide de quitter le village rongé, comme d’autres du pays, par le colon. Il confie, un jour d’été, sur les berges de l’oued, à Si Saïd U L’hadi, un de ses amis d’enfance : « Cette fois, si je quitte le village, je serai comme une fourmi ailée. Là où me poseront mes ailes, j’y resterai. » Premier itinéraire : le giron de Cheikh M’hamed El Anka où, après quelques rudiments de musique dans les cafés chantants de la ville de Tizi Ouzou, il perfectionne son art du mandole aux côtés de Cheikh Mustapha Nador.En 1936, il anime une fête de circoncision avec Cheikh M’hamed à Tahtaha, sur les hauteurs de la Casbah." (1)
"En cette fin d’années 30, les hommes chassés par la misère, délaissent pour un temps ou pour longtemps la Kabylie. Sans répit, bateaux et avions bondés, dans une ambiance confuse merveilleusement décrite par l’artiste dans sa chanson Maison blanche [cf. vidéo ci-dessous], vident la région de ses forces vives [...]. Mohamed Khelouat éprouve, lui, le besoin d’enregistrer des disques [...] afin de donner une nouvelle dimension à sa carrière. Il embarque donc pour la France, pour un aller sans retour, laissant au pays l’être aimé. Une séparation dont il ne pourra se consoler sa vie durant. A Paris, le « Maître » s’impose comme un artiste phare, illuminant de toute sa classe la vie artistique du moment confinée aux seuls cafés, véritables microcosmes de la société kabyle. De tempérament solitaire, il fréquente très peu les grands noms de la chanson kabyle des années 40 [...] mais se lie d’amitié avec Fatma-Zohra et Mohamed Iguerbouchene avec lequel il collabore dans des émissions radiophoniques[...].
Entre la fin des années 40 et le milieu des années 60, El Hasnaoui produit, à compte d’auteur, un répertoire riche d’une quarantaine de chansons. Des chef-d’œuvres musicaux intemporels, portés par une voix chaude au timbre grésillant. Il développe un style novateur et chatoyant fruit d’un métissage musical recherché. Il évoque, surtout, de façon passionnelle, les thèmes de l’exil et de l’amour impossible et s’inscrit comme un poète résolument tourné vers la modernité en abordant des sujets, tel l’émancipation de la femme, dérogeant à l’ordre traditionnel.

El Hasnaoui se retire définitivement du circuit artistique, en 1970, sans avoir eu la reconnaissance tant méritée du grand public. Ce n’est que bien après sa carrière que son œuvre et sa personne suscitent un réel engouement populaire. Retraité, il quitte la région parisienne pour le soleil niçois, puis comme pour mieux matérialiser son désir de solitude et cultiver le mystère qui règne autour de lui, il s’installe, en 1988, à l’île de La Réunion en compagnie de son épouse." (2)

Cheikh El Hasnaoui, s’éteint discrètement à l’île de La Réunion le 6 juillet 2002, à l'âge de 92 ans...


Sources : L’exil au bout de l’amour-passion (1) et El Hasnaoui : "Maison Blanche" (2) sur : www.kabyle.com

mardi 10 juillet 2007

Sakifo (fé)



Pou sak lé a la Rénion an out : SAKIFO EDITION 2007

"Sakifo, quatrième. Cette édition s’annonce incandescente. Hey, deux nuits supplémentaires à la Ravine ! Et encore plus de concerts répartis dans toute la ville… Savourez… Toujours autant de variations musicales : rock pur et dur, électro pointue, reggae suave, hip hop malin ; et les multiples facettes d’une sono mondiale riche de feelings éprouvés à Tana et Marseille, à Cape Town et Kingston. Et partout sur notre île où le maloya et ses variables illuminent notre programmation telle une guirlande chatoyante à l’inspiration sans cesse renouvelée, puisant dans le futur avec la rencontre de Nathalie Natiembé et Bumcello, plongeant dans le passé parallèle du blues de Chicago avec Ti Bleu… Mais tout ça et plus encore, vous allez le découvrir sur www.sakifo.com..."
(Source : Jérôme Galabert, Sakifo Production,
http://www.sakifo.com/edition2007/accueil.html)

Personnellement, je note (et recommande) :
- le 2 août, 19h à La Ravine : Java & Winston Mc Anuff
- le 5 août, 18h au Plato : René Lacaille
Mais ce ne sont là que des suggestions...

Kèl Kozman ? / Quelle parole ?

Entre l'île de La Réunion, Paris, et bien d'autres lieux dans le monde, je vous propose, via ce petit blog, de découvrir quelques artistes, publications, événements, etc. qui se rapportent tous à la culture. Une culture alter-..., c'est-à-dire, une culture différente, qui ne se découvre pas dans les magasines pipoles ou dans les écrans des tévés - ni même sur les affiches publicitaires - mais une culture qui tisse des liens entre les humanités, qui vit et que nous faisons vivre de manière originale et singulière dans nos quotidiens respectifs, à travers le monde, à travers les mondes : francophones, créolophones, etc.

Au plaisir de vous rencontrer lors d'une manifestation ou dans l'un des ateliers présentés,
Bien à vous,


Stéphane Hoarau.