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samedi 18 avril 2009

Point d'orgue, une nouvelle revue pour l'Océan Indien

Maloya.org lance sa revue papier !

Très prochainement, vous pourrez vous procurer, dans tous les points de vente de France et de La Réunion, cette nouvelle revue que lance l’équipe de Maloya.org : Point d’orgue, revue créole de l’Océan Indien.

Le numéro 1 de la revue (avril 2009) s’intitule "Far-far", du nom du grenier-péï qui sert à entreposer les denrées. La raison en est toute simple : Point d’orgue a vocation à archiver la mémoire de Maloya.org : ses tribunes, ses expos, ses portraits d’artistes, etc.

Vous trouverez également au fil des 94 pages de Point d’orgue un grand choix de textes inédits : de Monique Agénor, de Jean-Louis Robert, le discours de la remise du Nobel de JMG Le Clézio (dédicacé, entre autres, à "Danyèl Waro l’insoumis"), et de nombreux autres documents (BD, etc.).

Informations pratiques :
Point d’orgue, revue créole de l’Océan Indien, numéro 1 : "Far-far", avril 2009, 94 pages.
ISBN : 2-910791-64-5 (6€)

***

Pour toute information complémentaire (où se procurer la revue, etc.), se rendre sur :

www.maloya.org

lundi 15 décembre 2008

Publications électroniques de thèses...

« Publication électronique de thèses et mémoires de recherche »
Appel à contribution, Calenda
(publié le vendredi 05 décembre 2008)

Nous invitons tous les auteurs de thèses et mémoires relevant du domaine des études françaises et francophones à soumettre leurs travaux à notre site sans papier, afin de constituer une archive électronique de la recherche doctorale dans les disciplines concernées. Les paragraphes qui suivent décrivent le projet plus précisément.

En avril 2008, avec le soutien de l’Ambassade de France aux Etats-Unis, le centre French Studies de Cornell University a lancé un site électronique nommé sans papier. Le projet est d’ouvrir un espace éditorial en ligne pour les « pré-publications » de textes de recherche ayant trait aux mondes français et francophones, dans toutes les disciplines pertinentes. Alors que le délai moyen entre l’envoi d’un article à une grande revue et l’éventuelle parution est désormais de deux ans (avec des pics à quatre ou cinq ans…), période pendant laquelle le travail devient inaccessible. sans papier permet aux auteurs, sous le mode de la gratuité et de l’ouverture du savoir, de rendre immédiatement lisible leur recherche, de partager des hypothèses encore en cours, de délivrer un premier état de leur réflexion.

Nous avons jusqu’à présent concentré nos efforts sur les articles, mais nous nous proposons actuellement de lancer une nouvelle collection électronique regroupant des travaux de recherches sanctionnés par des diplômes de l’enseignement supérieur. Les mémoires et a fortiori les thèses de doctorat sont le résultat d’une longue enquête, et, dans les cas – minoritaires – où ils trouvent un éditeur, un « allègement » est le plus souvent nécessaire. Si le processus de révision peut permettre à un exercice universitaire de devenir un véritable livre, il s’accompagne pourtant d’une relative et inévitable déperdition. Par ailleurs, le contexte de l’édition traditionnelle n’est guère adapté au fort nombre de travaux de recherche, qui ne trouvent pour la plupart pas de « débouché » en version papier. Ainsi, les thèses ont aujourd'hui un statut semi-officiel : elles existent en quelques exemplaires dans des bibliothèques et sont consultables de fait, mais de manière limitée, et très difficilement en dehors des limites nationales. Les mémoires ont une existence encore plus locale.

L’idée serait de mettre en ligne, via notre site "sans papier" [cf. lien ci-dessous], ces textes qui circulent déjà, mais si mal – et d’ainsi leur conférer un lectorat élargi en attendant une éventuelle révision pour publication. Nous accepterions tous les mémoires et thèses soutenus avec succès dans l’enseignement supérieur, portant sur les mondes français et francophones, sans distinction de disciplines. sans papier est pour l’instant une collection acceptant des textes en français et en anglais seulement, mais une extension à d’autres langues serait envisageable pour cette collection. Une fois soumis, les fichiers seraient disponibles pour un téléchargement gratuit à partir de sans papier (sous forme de plusieurs fichiers pdf sécurisés). Le copyright reste l’entière propriété des auteurs qui ont donc la possibilité de signer ultérieurement un contrat d’édition sans qu’il y ait conflit d’intérêt. Si l’éditeur le demandait, nous retirerions le fichier textuel de notre site, tout en gardant sa description et offrant, à parution, un lien avec le bon de commande de l’ouvrage.

Le conditionnel est de mise car nous voulons pour l’instant éprouver la viabilité de la collection, et nous demandons aux auteurs éventuels de nous contacter avant le 15 février prochain. Si la réponse est à la hauteur de nos espérances, nous inaugurerons cette nouvelle extension du site au printemps 2009. Dès lors, il serait possible de soumettre des travaux tout au long de l’année ou presque. Nous constituerions également un groupe de conseillers pour la collection, dont le but serait à la fois d’apporter une caution universitaire supplémentaire et, autant que possible, faciliter un débouché éditorial pour les recherches les plus remarquables.

A ce stade, nous demandons à toutes les personnes intéressées de contacter, par courrier électronique, Laurent Dubreuil, professeur d’études romanes et de littérature comparée et éditeur en chef de sans papier [ld79@cornell.edu], avec en copie les co-éditeurs [cf92@cornell.edu]. Le message doit indiquer comme sujet « sans papier » puis le titre abrégé de la thèse. Comme pièces jointes, nous souhaiterions obtenir la position de thèse ou tout résumé équivalent d’une à cinq pages, une table des matières ainsi que la copie électronique du diplôme ou du rapport de thèse. Il n’est pas utile pour l’instant de nous faire parvenir le texte complet. Nous reviendrons le cas échéant vers les contributeurs. Pendant ce temps, sans papier reste évidemment ouvert à l’envoi d’articles, selon les modalités indiquées sur notre site et accueille volontiers toute pré-publication de plus courts essais.

Date limite : dimanche 15 février 2009

Url de référence : "sans papier"

Contact / Source de l'information : Laurent Dubreuil (ld79@cornell.edu)

samedi 11 octobre 2008

Noble Nobel : JMG Le Clézio

Petit portrait et pistes de lecture relatives à l'oeuvre de Jean-Marie G. Le Clézio, prix Nobel de Littérature 2008 :


__Voici, pour ceux qui ne savent par où commencer tant son oeuvre est impressionnante, en quelques lignes, une présentation de Jean-Marie Gustave Le Clézio, écrivain de "l'exil et de la fraternité" (Le Monde du 11/10/08), né à Nice en 1940 et ayant parcouru tout les continents de notre globe :

__« La vie de Jean-Marie G. Le Clézio est avant tout parcours. Et, de ces nombreux voyages qui ont ponctué son existence, il résulte une somme d’ouvrages imprégnés de cultures et d’imaginaires variés, avant tout marqués par l’errance. Tout y est mouvement : d’une famille littéraire à une autre, cette carrière commencée par un apparentement au Nouveau Roman français se poursuit par une forte inscription dans l’espace littéraire francophone. Il est ainsi possible, en lisant sa bibliographie, de retracer son parcours : né à Nice (Le Procès-verbal, 1963 ; La Fièvre, 1965 ; Etoile errante, 1992), il passe une partie de son enfance en Afrique avec son père (Onitsha, 1991 ; L’Africain, 2004) où il retourne bien plus tard, entre autres lieux, au Maghreb (Désert, 1980 ; Poisson d’or, 1997). Après avoir encore traversé le continent américain (Relation de Michoacán, 1984 ; Le Rêve mexicain, 1988 ; La Fête chantée, 1997), tout en ponctuant ces voyages par des passages en Europe, il a aujourd’hui posé ses bagages au Nouveau Mexique où il enseigne le français.
__Cet imaginaire marqué par les voyages et les rencontres trouve aussi ses racines dans le parcours de ses ancêtres : Sirandanes et son petit lexique de la langue créole et des oiseaux (1990), seul texte de l’auteur écrit exclusivement en créole mauricien, témoigne de l’importance de ses "origines mauriciennes"… Origines qu’il est possible de retrouver dans ce que Danielle Tranquille nomme "une trilogie sur la trace des origines, de ses origines", à savoir : Le Chercheur d’or (1985), Voyage à Rodrigues (1986) et La Quarantaine (1995). » *

Pour une bibliographie complète des écrits de Jean-Marie G. Le Clézio (romans, nouvelles, articles, préfaces, etc.) et des travaux portant sur son oeuvre (thèses, mémoires, articles, ouvrages, etc.), cliquer sur le lien ci-dessous ("Source"), et consulter l'Annexe II, de la page 515 à 577.

* Source : Stéphane Hoarau, Ecriture de l'exil et exils des écritures (Lecture croisée des mouvements d'exils dans les oeuvres d'auteurs francophones contemporains : Monique Agénor, Jean-Marie G. Le Clézio, Nabile Farès, Jean Lods), Thèse de Doctorat, Université Louis Lumière - Lyon 2, 2008, p. 64.

[Photo : Jacques Sassier © Gallimard.]

mercredi 3 septembre 2008

"Être Réunionnais au carnaval des autres", par Françoise Rivière

En ce mois de septembre, Françoise Rivière propose sur Maloya.org un texte inédit que vous pourrez lire durant tout le mois ; extrait : 

"Les jeunes Réunionnais qui arrivent en France continentale découvrent, certains pour la première fois, qu’ils viennent d’un monde différent. Ils prennent alors conscience qu’il leur est parfois difficile de trouver les mots exacts pour décrire LEUR monde. Certes, ils ont en commun avec leurs amis de l’Hexagone, outre les programmes de l’école française, des références littéraires, musicales, télévisuelles… mais ils n’ont évidemment pas vécu les mêmes saisons, senti les mêmes odeurs, entendu et parlé la même langue. S’agissant de langue, je ne fais pas seulement allusion au créole, mais également à la « langue cachée », celle que l’on parle même lorsque l’on s’exprime en français et qui garde trace de l’histoire oubliée..."

Pour en savoir plus, lire la suite, et éventuellement laisser un commentaire, se rendre à l'adresse : "Edito / Kozman" de Maloya.org...

vendredi 22 août 2008

Publication d'une revue portant sur "Les littératures réunionnaises"

Francofonia, la revue de l'Université de Bologne (Italie), propose pour son n°53 (automne 2007), un numéro spécial coordonné par deux chercheurs de l'Université de La Réunion, Françoise Sylvos et Valérie Magdelaine-Andrianjafitrimo, et portant sur les littératures réunionnaises. 

Au sommaire, une série d'articles rédigés par des enseignants et/ou chercheurs travaillant ce champ littéraire (par ordre alphabétique) : Michel Beniamino, Zareen Cajee, Teddy Gangama, Carpanin Marimoutou, Marie-Josée Matiti-Picard, Serge Meiteinger, Frédérique Hélias, Stéphane Hoarau, Guillaume Samson et Teddy Gangama. 

Présentation (extrait) :
"Nous voyons dans les contributions présentées ici, se dessiner les contours de ces littératures [réunionnaises], puisque certaines contributions proposent d'aborder essentiellement des textes créolophones (Frédérique Hélias) ou des formes musicales (Guillaume Samson, Teddy Gangama) ou encore de montrer des légendes (Marie-Josée Matiti-Picard) qui se sont construites autour des lieux insulaires et ont contribué à la fondation d'un imaginaire commun d'où seront issus de nombreux stéréotypes descriptifs réinvestis dans les textes littéraires. La partition de la littérature française en genres et ainsi remise en question. La Réunion apparut longtemps comme l'"Île des poètes" et elle a pu se réapproprier ce cliché colonial à travers sa poésie contemporaine (Françoise Sylvos, Serge Meitinger, Michel Beniamino). Elle s'est progressivement installée dans le genre romanesque qui traduit encore l'ensemble des dilemmes du discours et du contre-discours et qui ne semble pouvoir donner une image de l'île que dans la distance de la fiction (Valérie Magdelaine-Andrianjafitrimo), ou de l'exil (Stéphane Hoarau). Mais elle fait un usage totalement différent des autres genres littéraires. Le théâtre, d'implantation relativement récente, ne privilégie pas réellement les textes et adopte un scénographie plurielle et complexe, à l'image de l'éclatement des modes d'expressions et des langues de l'espace social (Zareen Cajee). Le récit de voyage colonial (Carpanin Marimoutou), ligoté dans son aveuglement et son indifférence aux autres, constitue l'un des genres factuels dont La Réunion est de plus en plus friande : récits de vie, récits mémoriels sont ainsi l'une des formes particulièrement en vogue dans l'édition contemporaine." (p. 5-6)

Pour lire la suite, il va falloir se procurer le livre... Comment ? En le commandant dans votre librairie préférée, ou en vous adressant directement à l'éditeur : periodici@olschki.it 

>>> Référence de l'ouvrage : Francofonia, "Les littératures réunionnaises", n° 53, Automne 2007, Florence (Italie), Olschki Editore, 2007, 244 p. (ISSN 1121-953X).

mercredi 4 juin 2008

Un peu de lecture...

Pour ceux qui habitent à Paris et qui constatent - avec désepoir - que le soleil n'est pas au rendez-vous, je propose une activité "d'intérieur" qui permet, justement, de se passer de soleil : la lecture...

Via deux petits textes de présentation, vous pourrez vous orienter et choisir ce qui vous convient le mieux : les maux de l'un ou ceux de l'autre, les mots de Jean-Louis Robert ou ceux d'Edouard Glissant.

A lire donc, sur deux plates-formes francophones distinctes (mais nous le savons, "la francophonie est un réseau"), soit un portrait de l'écrivain et/ou fonnkozèr réunionnais Jean-Louis Robert (cliquez ici), soit un compte-rendu (critique) de la dernière publication du penseur antillais, Edouard Glissant (cliquez là).

Pour plus de précsions, il s'agit de :
- Portrait de Jean-Louis Robert sur île en île ;
- Compte-rendu de lecture des Entretiens de Baton Rouge d'Edouard Glissant (avec Alexandre Leupin), sur Mondes Francophones.

En vous souhaitant de trouver à l'intérieur des pages le soleil qui manque à l'extérieur,
HS.

dimanche 23 mars 2008

Lire une thèse

En cette semaine de vacances, à ceux qui ne savent pas comment faire passer le temps, je propose un peu de lecture - beaucoup même ! Ma thèse de Doctorat Lettres et Arts, soutenue à l'Université Louis Lumière Lyon 2 le 07 janvier dernier est désormais disponible à la consultation, en ligne, sur le site de Limag (banque de données sur les Littératures du Maghreb, mise en place et gérée par mon directeur de recherche, M. Charles Bonn).

Pour consulter la thèse, se rendre sur Limag (et chercher à "H" comme Hoarau), ou cliquer directement ici (le document est en "pdf") :



"Ecriture de l'exil, exils des écritures. Lecture croisée des mouvements d'exils dans les oeuvres d'auteurs francophones contemporains : Monique Agénor, Jean-Marie G. Le Clézio, Nabile Farès, Jean Lods" (Stéphane Hoarau, Lyon 2, 2008).

Résumé de la thèse :
Les auteurs de notre corpus, originaires soit du Maghreb, soit de l’océan Indien, et écrivant tous à partir de l’Europe, font vivre une même constellation littéraire qui semble être en perpétuel mouvement : celle des littératures francophones. S’inscrivant dans une temporalité post-coloniale, cet espace diversifié tend à problématiser les histoires d’hier en corrélation avec celles d’aujourd’hui : de part et d’autre de frontières, se sont rencontrés et se rencontrent encore des hommes selon des modalités d’échanges et/ou de conflits. Du fait de la diversité de leurs origines, de la singularité de leurs parcours, de leurs circulations entre des frontières tant géographiques qu’historiques et culturelles, et par conséquent de la pluralité de leurs amarres identitaires, les voix interrogées dans cette étude font toutes, selon des tonalités différentes, vibrer le vaste champ francophone. Se peut-il alors que, dans ce concert, se métamorphose le discours littéraire contemporain pour tenter de remettre en cause les discours antérieurs ? Pour tenter de donner corps, par le langage, à d’autres formes de rapports, basés sur l’interaction entre les cultures et les imaginaires ? Il s’agit là de se poser la question de la transversalité des identités littéraires nées de la circulation de mots et d’images au travers de frontières : comment l’écriture, par la mise en oeuvre d’une tectonique des impacts et des contacts entre les cultures rencontrées, peut-elle remettre en cause les structures discursives, et faire émerger, dans un tremblement poétique, une politique de diversification des modalités de penser et d’exprimer la singularité de son rapport au(x) monde(s) ?


En vous souhaitant à tous une bonne lecture, et en espérant vous avoir à nouveau comme lecteurs pour la publication qui devrait suivre...

Stéphane Hoarau, "Docteur ès Lettres et Arts".

lundi 10 mars 2008

Périple des Arts

Appel à contribution : articles, essais ou oeuvres originales

Peintes en couches successives sur la toile de fond du colonialisme puis des mouvements post-coloniaux, se sont appliquées les premières couleurs de la francophonie littéraire. D’abord celles de la Négritude, puis, au fil du temps, sont venues s’ajouter celles d’un chaos-opéra, d’une francophonie diversifiée. Ses frontières internes ne sont alors plus pensées comme des lignes de démarcations infranchissables, mais elles deviennent des lieux de circulations faisant se rencontrer et s’inter-changer les écritures, et avec elles les cultures et leurs arts. L’exil, facteur de possibles circulations, amène ainsi à se demander comment se réalise, au sein de ce vaste espace pluriel qu’est la francophonie, le déploiement de mots, d’images, de mythes, articulé sur un pays ou une communauté au travers des frontières, que celles-ci soient réelles ou imaginaires ? Comment ce déploiement peut-il produire un agencement singulier de la francophonie, une carte globale en ce sens abstraite, que tous les éléments qui y figurent s’y croisent et s’y entrelacent de manière imprévisible, en des réseaux étroitement mêlés ?

La rubrique « Périples des Arts » de la revue en ligne Mondes Francophones proposera donc de questionner la manière dont les diverses pratiques et expériences littéraires francophones s’ouvrent jusqu’à se laisser lézarder, non seulement par des mots/maux venus d’ailleurs, mais également par des pratiques et des expériences artistiques autres, tels que la peinture, la photographie, le cinéma, la bande-dessinée, etc.

Veuillez soumettre vos contributions (articles, essais, avec ou sans illustrations) à Stéphane Hoarau, avant le 31 mai 2008 (7 p. maximum / Police : Times New Roman (12) / Interligne : simple) : kozman@stephane-hoarau.com

NB : Avant de soumettre vos contributions, veuillez également consulter la page de Mondes Francophones relative aux publications (cliquez ici).

vendredi 1 février 2008

Pays d'amour

Publication de "Photo d'amour" de Jean-Louis Robert sur Mondes Francophones.

Je relis une autre nouvelle, "Vila Fomalhaut" du mauricien Marcel Cabon* : un homme, perdu dans les hauteurs d'une île, se prend d'amour pour une femme qui, pourtant, non, "n'était pas jolie"... Cette femme, Jean-Louis Robert, au fil d'une autre histoire, dans un autre temps et dans un autre lieu, la croisant, se retourne sur elle et lui tire même le portrait. Il l'emmène, là-haut, quelque part au-dessus du "cirque S". Le paysage est là, constant, à l'inverse de cette beauté de "topwomanqueen" qui, elle, ne l'est pas tout-à-fait. L'amour, nous disent Jean-Louis Robert et Marcel Cabon, est moins une affaire de visage à contempler, que de moments à partager, que de paysages à parcourir. Le paysage : il est sans doute le seul à ne pas se lasser, à ne pas lasser... Si les traits de la femme sont voués à se faner, ceux des cirques, des montagnes et de leurs sentiers, eux, nous invitent à poursuivre la ballade...

A ce propos, pour poursuivre cette ballade-ci, sur "le sentier jusqu'au Cap A", je vous invite à cliquer là : une nouvelle de Robert vous y attend. "Photo d'amour" est son titre...

Pour lire la nouvelle, cliquez sur ce lien : Jean-Louis Robert, Photo d'amour, in Mondes Francophones (www.mondesfrancophones.com).

Pour un portrait de Jean-Louis Robert (en créole réunionnais) : www.maloya.org.

*The Standard Printing Est., Port-Louis, 1940

vendredi 12 octobre 2007

Salon du livre de l'Outre-Mer

Les éditions K’A et l'ARCC seront au Ministère de l’Outre-Mer dans le cadre de la manifestation « Lire en fête », les 20 et 21 octobre 2007.


Vous y trouverez toutes les nouveautés parues depuis le salon du livre de Paris :



Pour les éditions K'A :

- Le CD de Jean Louis Robert Poésique en mélangue, Poèt Larénion N°13
- Le dernier roman de Claire Karm, Monstres, ISBN-2910971-48-3 (15€)
- Et l'anthologie de contes malgaches de Bernard Terramorci, La femme qui à des ouïes et autres contes malgaches, ISBN-2910971-51-3 (18€)




Pour l'ARCC (Les Dossiers de l'ARCC, collection "Lettres et Langues") :

- n°47 : Exils et écritures. Entretien avec trois écrivains francophones : Monique Agénor, Jean Lods, Nabile Farès (15€)
- n°50 : Entre journalisme et littérature, rencontre avec Bruno Testa (15€)
- n°51 : André ROBèR, entre peinture, écriture et édition (15€)





Informations pratiques :
> Ministère de l'Outre-Mer
27 rue Oudinot - 75007 Paris
Métro : Duroc (10) ou St-François-Xavier (13)
> 20 et 21 oct. 2007, de 11h à 19h
> Entrée libre

Pour plus d'informations concernant les éditions K'A et l'ARCC, voir les liens en fin de page (retrouvez également cette rubrique en créole sur www.maloya.org).

Au plaisir de vous accueillir à Lire en fête !

mardi 9 octobre 2007

Exils et Ecritures (double CD Audio)

Publication des Dossiers de l'ARCC n°47 :


Exils et Ecritures.
Entretien avec trois écrivains francophones :
Monique Agénor, Jean Lods, Nabile Farès.


Entretien animé par Stéphane Hoarau
Lectures de Ludovic Pirazzoli
Collection "Lettres et Langues"
2 CD Audio (45 et 35 mn)

Lire des auteurs francophones contemporains invite à se porter attentif aux mouvements contemporains : ce qui caractérise le monde francophone dans sa globalité – ce qui fait sa richesse – c’est qu’il n’est justement pas homogène et fermé, mais qu’il est hétérogène, varié, ouvert à la multitude des cultures, des imaginaires et des paysages qui le composent. Les auteurs avec qui vous vous apprêtez à converser, chez vous, avant de venir habiter l’intimité de votre salon ou de votre chambre, d’une bibliothèque même, ont tous les trois parcouru des espaces divers et variés : les îles india-océanes et le continent européen pour Monique Agénor et Jean Lods, le Maghreb et l’Europe pour Nabile Farès. Leurs discours portent des traces de ces parcours et de ces mouvements : parcours et mouvements entre des espaces non seulement géographiques, mais aussi historiques, mémoriels, culturels, langagiers, etc. Il n’est donc pas ici question d’une, mais de plusieurs rencontres : rencontres bien sûr avec chacun des auteurs. Mais aussi, par le biais de leurs parcours respectifs, rencontres avec des aires culturelles diversifiées : l’océan Indien, l’Afrique du Nord, l’Europe.
En somme, Monique Agénor, Jean Lods et Nabile Farès mélangent ici leurs voix pour témoigner des rapports qu’ils entretiennent, par l’écriture, aux espaces qu’ils ont traversé, qu’ils ont habité et qu’ils habitent désormais…

Pour vous procurer l'enregistrement, contactez l'ARCC :
- Site : http://www.arcc.asso.fr/
- Courriel : arcc2@wanadoo.fr
- Tél. : 01 43 15 00 21

+++ NB : Un extrait de cette rencontre est disponible à la lecture sur le site : www.mondesfrancophones.com (rubrique : "interviews").

samedi 22 septembre 2007

A lire...



Publication d'un article sur Jean Lods sur le site Mondes Francophones (www.mondesfrancophones.com) :

A l'occasion de la récente sortie du document audio Les Dossier de l'ARCC n° 40 : "1946-2006 : bilan et perspectives. Regards croisés des Réunionnais de la diaspora", et dans l'attente de la parution prochaine de l'entretien avec Nabile Farès, Monique Agénor et Jean Lods, je vous propose de lire en ligne un article portant sur l'un de ces auteurs : "Jean Lods, la possibilité d'un exil rayonnant ouvert à la rencontre" (il s'agit de la transcription de la piste 2 du CD n° 2 des Dossiers de l'ARCC n° 40).

A noter également, toujours concernant Jean Lods, la mise en ligne d'un site portant sur sa vie et son oeuvre : D'Une Rive à l'Autre.

Liens (à copier/coller) :
- Article sur Jean Lods : http://www.mondesfrancophones.com/espaces/Creolisations/articles/exil-et-litterature
- Site sur Jean Lods : http://dunerivelautre.free.fr/

Pour se procurer Les Dossiers de l'ARCC n° 40 : http://www.arcc.asso.fr/

dimanche 9 septembre 2007

A lire...


Publication de "Auto dofé" de Jean-Louis Robert, sur le site "Mondes Francophones"

En vue d'un recueil de nouvelles à paraître - et sur invitation - Jean-Louis Robert publie un texte sur le site Mondes Francophones. Parce qu'il ne veut "plus être comme bann kabri Pa Nirz", il commet cet Auto dofé : il met le feu à sa case, il incendie sa langue ! Parce que "le cordon mauresque qui l'amarrait à la pointe exotique de l'île naguère si intense" doit être coupé, il propose d'opérer cette rupture par le choix d'un mélangue (c'est-à-dire un mélange des langues) toujours aussi kozan. Dans ce "poème sur la Vile La Ville", sur le dos de cette gigantesque pieuvre grise faite de béton qui enserre l'île avec force et violence, comme pour l'étouffer, il frotte entre elles les langues - les mots des langues -, jusqu'à provoquer l'étincelle qui devra déclencher la flamme. Tout s'embrase alors, et, au-dessus des grands sites d'un tourisme inéquitable, se répand la fumée de nos maux contemporains : "alon amizé... alon fout dofé..."

Extrait:
"Le bitume tremblait. Des poings ravageurs étaient tendus droit vers la demeure du cénobite. Sa in kréol konm nou qui n’avait noué nulle vraie relation avec le voisinage faisait la nouba en huileuse compagnie avèk nout larzan ruineuses fêtes pour les contrits buvables. Nou anba nou té ral lodèr…nou té dor pa…non li mèt tro lanbordir…konm blan…dofé dofé…inn ti lanbik…dofé dann nout kor…dofé dann son kaz…Il restait là, abasourdi, sentant confusément qu’il trouverait son salut dans l’immobilité absolue. Ne pas s ‘exposer à l’immonde grouillement qui convulsait le corps social, tendant à rompre le cordon morès qui liait à Là-bas la capitale abâtardie."

Pour lire cette nouvelle :
http://www.mondesfrancophones.com/
(Rubrique : "Nouveautés" ou "Créations")

lundi 16 juillet 2007

Entre la Lousiane et la Réunion...

Nouvelle publication de Stéphane Hoarau sur Mondes Francophones

Désireux d'établir des ponts entre deux régions du monde (francophone) qui me tiennent particulièrement à coeur, j'ai écrit un petit article sur deux écrivains originaires de la Louisiane et de la Réunion, respectivement Kirby Jambon et Jean-Louis Robert.

Je vous propose donc de découvrir cet article à l'adresse suivante :
http://www.mondesfrancophones.com/espaces/Creolisations/articles/lecture-croisee-jambon-robert
(rubrique "nouveautés" ou "articles" sur www.mondesfrancophones.com)

Pour lire mes autres textes publiés sur ce site, se rendre à l'adresse suivante : http://www.mondesfrancophones.com/author/shoarau

Bonne lecture !

mercredi 13 juin 2007

Les dossiers de l'ARCC



1946-2006 : Bilan et perspectives.
Regards croisés des Réunionnais de la diaspora.


Dans le cadre de sa collection audio portant sur les cultures de l'océan Indien, l'Association Réunion Communication et Culture publie les actes du colloque d'Amarres qui s'était déroulé le 18 mars 2006, à l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (Paris).

- Extrait de la 4ème de couverture (voir image ci-dessus): "A l'occasion du soixantième anniversaire de la départementalisation, Amarres a organisé [...] une rencontre autour du thème : "1946-2006 : Bilan et perspectives,
regards croisés des Réunionnais de la diaspora." Cette publication audio rassemble les interventions de chercheurs réunionnais dans plusieurs domaines : histoire, sociologie, économie, psychologie, littérature. Ces travaux apportent un regard nouveau et pluridisciplinaire sur l'évolution de la société réunionnaise et les problématiques actuelles en interrogeant les paradigmes."
- Avec les interventions de : Nadia Alibay, Gilles Gauvain, Philippe Grondin, Stéphane Hoarau, Françoise Rivière, Isabelle Soubaya, Laurence Tibère et Françoise Vergès.
- Référence : Les Dossiers de l'ARCC (vol. 40), "1946-2006 : Bilan et perspectives", Paris, ARCC, 2007, Double CD Audio (63 et 20 mn)

- Pour se le procurer, contacter l'ARCC : arcc2@wanadoo.fr
- Concernant Amarres, voir : www.amarres.org

mardi 5 juin 2007

Ecrire...



Publication de quelques petits textes dans la rubrique "créations" du site Mondes Francophones :

- Kossa y lé in "faute d'orthographe" ? / Qu'est-ce qu'une "fot' lortograf'" ?

- Les Maux

- Phrases arrachées

http://www.mondesfrancophones.com/

Bonne lecture !

Kèl Kozman ? / Quelle parole ?

Entre l'île de La Réunion, Paris, et bien d'autres lieux dans le monde, je vous propose, via ce petit blog, de découvrir quelques artistes, publications, événements, etc. qui se rapportent tous à la culture. Une culture alter-..., c'est-à-dire, une culture différente, qui ne se découvre pas dans les magasines pipoles ou dans les écrans des tévés - ni même sur les affiches publicitaires - mais une culture qui tisse des liens entre les humanités, qui vit et que nous faisons vivre de manière originale et singulière dans nos quotidiens respectifs, à travers le monde, à travers les mondes : francophones, créolophones, etc.

Au plaisir de vous rencontrer lors d'une manifestation ou dans l'un des ateliers présentés,
Bien à vous,


Stéphane Hoarau.