
Nouvelle rencontre de l'ARCC : conférence animée par le professeur Jean-Louis Joubert, sur le thème de la littérature malgache :
"Il vaut mieux parler au pluriel : il existe à Madagascar plusieurs formes d'expression littéraire. Une littérature orale, qui se survit encore dans certaines formes bien vivantes (comme le hira gasy). Mais la véritable originalité est l'existence d'une littérature écrite en malgache, qui est déja ancienne puisque remontant au XIXe siècle. C'est l'introduction de l'imprimerie en 1828, à la demande du roi Radama premier, qui a permis cet essor. Grâce à Jean Paulhan, qui fut professeur à Madagascar et qui y apprit le malgache, la forme traditionnelle du hain teny a fasciné de nombreux lecteurs aàtravers le monde.
Introduit par la colonisation, le francais a été utilisé par de jeunes écrivains qui ont voulu y faire passer une poétique et une sensibilité malgaches. Jean-Joseph Rabearivelo, mort suicidé à 34 ans, a été le grand poète de la première moitié du XXe siècle. Jacques Rabemananjara s'est défini comme un - voleur de langue - et il a lancé de vibrantes proclamations contre la colonisation.
Aujourd'hui la littérature malgache en francais est toujours bien vivante dans l'oeuvre romanesque de Michèle Rakotoson ou dans les terribles nouvelles de Jean-Luc Raharimanana."
Vendredi 22 juin 2007 à 19 h
ARCC - 160, rue Pelleport 75020 Paris
Métro : Télégraphe ligne 11 - Bus 60, arrèt Borrego
http://www.arcc.asso.fr - courriel : arcc2@wanadoo.fr
Pour plus dinformation : http://www.arcc.asso.fr/nouveau/actu.html
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